<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>
<channel>
	<title>Le journal de Lou</title>
	<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/</link>
	<description>Le retour !</description>
	<pubDate>Sat, 08 Nov 2008 06:33:14 +0100</pubDate>
	<lastBuildDate>Sat, 08 Nov 2008 06:33:14 +0100</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<generator>KarmaOS - www.karmaos.com</generator>
	<ttl>60</ttl>
	<image>
		<url>http://www.karmaos.com/icon_blog/118.jpg</url>
		<title>Le journal de Lou</title>
		<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/</link>
		<width>100</width>
		<height>100</height>
		<description>Le retour !</description>
	</image>

			<item>
			<title>Blog over</title>
			<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/post/113</link>
			<guid isPermaLink="true">http://lejournaldelou.karmaos.com/post/113</guid>
			<description> Une chose que je n'ai jamais faite les fois précédentes c'est d'annoncer la fin d'un de mes blogs, je les laissais en plan (certains y sont toujours d'ailleurs) et je passais à un autre sans faire de continuité. Décidemment j'ai envie de...</description>
			<pubDate>Sat, 08 Nov 2008 06:33:14 +0100</pubDate>
			<author>devnul@devnul.com (Lou)</author>
						<content:encoded>&lt;p&gt;Une chose que je n'ai jamais faite les fois précédentes c'est d'annoncer la fin d'un de mes blogs, je les laissais en plan (certains y sont toujours d'ailleurs) et je passais à un autre sans faire de continuité. Décidemment j'ai envie de changer mes habitudes (oui habitudes, mon 4 eme déménagement dont un forcé, deux par ennui et un par besoin de changer d'air... maintenant je ne dirai pas lesquels, certains le sauront peut être, qui sait), j'annonce donc la fermeture de ce blog, il n'y aura sans doute plus de notes postées ici (je dis sans doute parce que j'ai appris à ne jamais dire jamais), par contre je ne supprime rien, tout va rester en l'état, je crois.&lt;br /&gt;
De toute façon j'ai aspiré mon blog, je peux le consulter en souvenir plus tard hors connexion (ce que je conseille à tous ceux qui veulent fermer leur blog de faire, un bon logiciel gratuit et en français c'est Httptrack).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En gros, il y a trop de mauvaises ondes ici, je repars pour une communauté que je connais bien pour l'avoir cotoyée pendant près d'un an de façon anonyme.&lt;br /&gt;
En fait de mauvaises ondes, je peut parler aussi d'ambiance un peu fade, en plus des tensions que j'ai connu ici, et c'est bien dommage parce que c'était bien parti, seulement une ambiance ça s'entretient et c'est de la faute des bloggueurs, pas de la plateforme (j'en sais quelque chose, pour avoir connu U-blog). J'espère que ça s'arrangera, en tout cas je n'attendrai pas que ça arrive, j'étouffe ici. J'espère que tu comprendra Stéphane :).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dois dire aussi que je suis un peu triste quelque part, parce que j'y ai cru à fond (enfin je crois toujours tout à fond aussi faut dire...) mais c'est comme ça, et d'un autre côté mon déménagement s'est bien passé, je suis bien dans mon nouveau chez moi, alors je suis contente, parce que ce sont de nouvelles aventures qui commencent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne mettrai pas de lien, mais je suppose que ça ne doit pas être trop difficile de me retrouver.&lt;br /&gt;
Adieu à tous et à plus tard pour certains, je suppose. De toute façon la blogosphère est petite et on fini souvent par croiser des bloggueurs qu'on a connu précédement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne chance à tous et bonne continuation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*éteinds les lumières, ferme la porte d'entrée à double tour et jette un dernier regard derrière elle*&lt;/p&gt;</content:encoded>
		</item>
			<item>
			<title>Clin d'oeil</title>
			<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/post/112</link>
			<guid isPermaLink="true">http://lejournaldelou.karmaos.com/post/112</guid>
			<description>   
   </description>
			<pubDate>Fri, 07 Nov 2008 04:35:28 +0100</pubDate>
			<author>devnul@devnul.com (Lou)</author>
						<content:encoded>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://fd.img.v4.skyrock.net/fd7/dudullechou/pics/901016340_small.jpg&quot; alt=&quot;http://fd.img.v4.skyrock.net/fd7/dudullechou/pics/901016340_small.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</content:encoded>
		</item>
			<item>
			<title>Bulle solide</title>
			<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/post/108</link>
			<guid isPermaLink="true">http://lejournaldelou.karmaos.com/post/108</guid>
			<description> Je rêve parfois que nous sommes seuls sur terre, qu'il ne reste plus que nous deux, plus quelques autres qu'on aime, chacun un ou deux amis proches et sincères, peut être même un membre de notre famille, et puis des animaux (mais ça, il...</description>
			<pubDate>Sat, 01 Nov 2008 05:04:40 +0100</pubDate>
			<author>devnul@devnul.com (Lou)</author>
						<content:encoded>&lt;p&gt;Je rêve parfois que nous sommes seuls sur terre, qu'il ne reste plus que nous deux, plus quelques autres qu'on aime, chacun un ou deux amis proches et sincères, peut être même un membre de notre famille, et puis des animaux (mais ça, il parait que ça ne compte pas, puisqu'on en rit...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ma bulle il y a lui, et moi je suis dans la sienne. On s'est accrochés l'un à l'autre, comme deux bouées qui s'entrechoquent et se collent dans la melée, le grand fracas ambiant et l'absurdité morbide de ce qui nous entoure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puisqu'on ne se sentait pas très famille, un jour on s'est dit : voilà, on est deux, on est une famille, et c'est la nôtre et n'y rentrera pas qui veux. Il faut un laisser passer, représentant les valeurs qui sont importantes à nos yeux, qui ont les mêmes mots de passe et les même secrets.&lt;br /&gt;
En fait, je dis qu'on ne se sentait pas très famille, en réalité on a tous les deux le défaut d'avoir eu une famille défaillante, destructrice. Le choix a donc été relativement facile. Malgré ça, il reste notre bulle. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, nous ne sommes pas fusionnels, comme tous ces couples qui s'aiment et qui se déchirent (parce que la fusion tue).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut encore passer des heures à discuter sans avoir fait le tour de rien, ou mettre de côté tout ce qu'on n'a pas envie de faire, ou se donner l'un à l'autre sans rien attendre en retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que je n'aimerai jamais personne d'autre que lui, pas parce que ce serait une sorte de fatalité, mais parce que je le veux (comme on dit).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour ça sera la fin, la bulle éclatera, mort ou rupture, qui sait... J'aime pas les bulles qui éclatent, mais je n'en ai pas peur du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois on nous reproche de ne vouloir être que nous deux, tout le temps. Franchement, on s'en fiche pas mal. Quand on a décidé de passer 4 jours ensemble, ça sera tous les deux, même si des gens frappent à la porte, même si le téléphone sonne, même si y avait un truc de prévu, rien à faire.&lt;br /&gt;
Qu'ils se fichent de nous, franchement ça ne nous fait ni chaud ni froid, parce que dans notre bulle on oublie tout, on n'entends rien d'autre que nous, on ne voit rien d'autre et surtout on fait ce qu'on a envie de faire. On ne s'oblige pas à aller aux fêtes de familles à la noix quand on ne veux pas y aller, on n'écoute pas les gens qui disent : &quot;ça fait un bail que je ne t'ai pas vu&quot; et surtout les reproches on les met à la poubelle...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bientôt, si tout se passe comme prévu, on sera trois dans notre bulle et nous en seront les gardiens éternels contre tous les gens à qui on refuse ou refusera l'accès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je crois qu'on ne peut pas aimer énormément 1000 personnes, je crois qu'on ne peux pas aimer beaucoup 10 personnes, mais je crois qu'on peut aimer profondément 5 personnes. (Et quand je dis profondément, c'est dans le vrai sens du terme, aimer jusque dans ses os, aimer sans condition et aimer pour toujours).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout n'a qu'à s'effondrer autour de nous, la bulle tiendra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</content:encoded>
		</item>
			<item>
			<title>Les bons comptes font les bons amis.</title>
			<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/post/107</link>
			<guid isPermaLink="true">http://lejournaldelou.karmaos.com/post/107</guid>
			<description> J'ai rencontré des tas de gens, et certains d'entre eux n'ont aucune notion même basique de la communication. Il y a trois personnes à qui je pense en particulier et qui en sont à un tel point que ça les coupe totalement du monde qui les...</description>
			<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 03:38:16 +0100</pubDate>
			<author>devnul@devnul.com (Lou)</author>
						<content:encoded>&lt;p&gt;J'ai rencontré des tas de gens, et certains d'entre eux n'ont aucune notion même basique de la communication. Il y a trois personnes à qui je pense en particulier et qui en sont à un tel point que ça les coupe totalement du monde qui les entoure, ils inventent leur vie, au lieu de la vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde connait au moins une personne comme ça. Vous la rencontrez un jour par hasard, de premier abord vous vous dites : tiens c'est sympa, cette personne a toujours quelque chose à dire et c'est bien pratique pour entamer une relation (amicale ou autre).&lt;br /&gt;
Ensuite vous la revoyez et en principe (si vous le remarquez) vous ne pensez plus du tout la même chose. Quand vous essayez d'en placer une, l'autre fera parfois mine de n'avoir même pas entendu ce que vous disiez, il aura capté un seul mot de votre phrase et sera reparti avec celui-ci, pensant lui même avoir tout compris de ce que vous disiez.&lt;br /&gt;
Ex :  (A est cette personne B c'est nous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A : Non mais je déteste aller au théatre, ce n'est pas mon truc du tout, blablablalba&lt;br /&gt;
B (profitant d'une pause dans la phrase de A) : Oh moi ça dépent, j'ai bien aimé les monologue du vagin c'était... (A coupe B dans sa phrase)&lt;br /&gt;
A : je suis allée (bon c'est une fille faut bien pour l'exemple que j'ai choisi) chez le gynéco hier il m'a dit que j'avais une vaginite blablablablabla&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-_- en fait ça c'est typique de ce genre de personne. De plus pour les cas graves, jamais elle ne connaitra quoi que ce soit de vous, parce qu'en général ces personnes n'attendent pas la fin des phrases pour lancer la leur, et n'écoutent pas, trop occupés qu'ils sont à préparer ce qu'il va vous dire ensuite (je suppose, je ne suis pas dans leur tête).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque vous essayez d'établir une relation avec une personne de ce genre, cette relation n'ira forcément que dans un seul sens. C'est à vous d'écouter ce que l'autre a à dire, à vous de vous taire, à vous de vous effacer au profit de l'autre. Bref c'est impossible d'établir quoi que ce soit de sain, étant donné que la communication est la base de toute relation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup pensent que communiquer c'est parler. En fait, c'est surtout beaucoup d'écoute et très peu de blabla, pour qu'il y ait une vraie communication, il faut qu'un échange se fasse, et que l'un comme l'autre ait la place de parler ainsi que d'écouter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire que ce genre de personne est égoïste, c'est parfois vrai, d'autres fois je crois qu'elles sont enfermées dans cette non-communication et qu'ils ne se rendent même pas compte qu'ils s'isolent, parfois même ils ne se rendent même pas compte que les ruptures qu'ils subissent dans leurs relations amicales, professionnelles, amoureuses, sont certainement dues à ce problème, ils se considèrent alors comme des incompris, des mal-aimés...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais certaines le sont, généralement ceux qui sont le plus atteint. C'est le genre de personne qu'il est impossible de contredire et de toute façon vous n'avez pas le temps de les contredire. Ensuite ils sont arrogants et fiers et totalement sur la défensive à chaque instant. J'en connais deux (le champ se réduit).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite, le pire du pire sont ceux qui sont aux prises avec leur propre dialogue intérieur, ils ont tous les défauts du premier et du deuxième stade bien sûr, mais ils sont encore plus enfermés parce qu'ils se parlent à l'intérieur d'eux-même et la personne en face ne peut même plus placer un seul mot, ils font les questions et les réponses et peuvent parler pendant des heures de leurs chaussettes trouées ainsi que radoter mille et mille fois. Je connais une seule personne jusqu'à présent qui est comme ça, et j'ose espérer ne pas en rencontrer d'autre. &lt;br /&gt;
Il est impossible d'aimer quelqu'un qui est enfermé à l'intérieur de lui même, impossible non plus de le sortir de là, dans ce cas, la seule chose à faire c'est se barrer pour pouvoir exister dans une autre relation, plus saine, dans un vrai échange. Ou bien les ignorer, faire comme s'ils n'étaient pas là (ou plus là) de toute façon ils ne s'en rendent même plus compte, tant ils sont centrés sur ce qu'ils pensent, ce qu'ils disent et ce qu'ils font. Ce qu'on ignore ne peut nous blesser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon avis, y a pas de remède miracle. Je ne vois pas trop comment les sortir de là, et d'ailleurs en général ce n'est pas mon problème.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;Contredire et bavarder sans répit, c'est se montrer naturellement incapable d'apprendre ce qu'il faut.&lt;/em&gt;&quot; &lt;strong&gt;Démocrite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</content:encoded>
		</item>
			<item>
			<title>Morsure d'amour</title>
			<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/post/104</link>
			<guid isPermaLink="true">http://lejournaldelou.karmaos.com/post/104</guid>
			<description> Je suis une droguée en manque... 
 Nuit, peur, soif... couloir... silence... draps... course... refuge...cheveux...mordre... Sommeil. 
 Secret, silence, larmes, souffrance... cheveux...tendresse...silence 
 Chut... prisonnière......</description>
			<pubDate>Wed, 22 Oct 2008 06:01:25 +0200</pubDate>
			<author>devnul@devnul.com (Lou)</author>
						<content:encoded>&lt;p&gt;Je suis une droguée en manque...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nuit, peur, soif... couloir... silence... draps... course... refuge...cheveux...mordre... Sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Secret, silence, larmes, souffrance... cheveux...tendresse...silence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chut... prisonnière... étreinte... jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce besoin toujours plus grand de l'étreinte et pourtant ce manque aussi grand que toute la galaxie... Je ne serai jamais rassasiée, je suis née avec ce défaut de naissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contact peau à peau... les gens sont loins de ma peau, et je suis loin de leurs bras. Il y a comme une barrière si haute, si épaisse... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nuit, j'y pense, les serrer contre moi, très fort, et je repense aux moments trop rares et précieux où c'est arrivé. Je me dis que je me rattraperai sur les suivants, ceux qui viendront peut être un jour et que je ne connais pas encore. En attendant je me gave de ses bras, parce que sans ça je n'aurai plus de souffle... J'étouffe, je meurs, le manque est cruel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe un pays, dans ma tête. Tout un pays entier où jamais on ne manquerait de bras, de bouches et de mains, pour serrer, embrasser et caresser. C'est le pays où on n'arrive jamais, loin loin juste à la frontière des regrets, et avant celui de la solitude... Un pays communiste de câlins, capitaliste de baisers, anarchiste dans la tendresse et loin loin de toutes les considérations matérielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si je ne manque de rien, c'est parce que je manque de l'essentiel, et que malgré tout ce qu'on peut me faire de bien, je ne serai jamais rassasiée, même en dévorant morceau par morceau les gens que j'aime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bras de ma mère le soir, sa peau qui sentait le soleil, qui sentait bon... Envie de la mordre, très fort, pour la garder toujours près de moi. Mais non... on ne mords pas sa mère, ce n'est pas bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai besoin de mordre, parce que j'aime...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
C'est si dur d'être vivante... et pourtant il n'y a pas de tendresse dans la mort... Quel paradoxe insoutenable. Je ne suis pas faite pour y survivre sans dommage, tout ça est cruel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nuit... solitude... manque... sommeil.&lt;/p&gt;</content:encoded>
		</item>
			<item>
			<title>Rien</title>
			<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/post/103</link>
			<guid isPermaLink="true">http://lejournaldelou.karmaos.com/post/103</guid>
			<description> (Petit message de la rédaction : Merci à ceux qui m'ont laissé des commentaires je répondrai sans doute demain :) ). 
 Une nuit, je suis tombée sur un film qui commençait : &quot;Le pharmacien de garde&quot; c'est un film très peu connu....</description>
			<pubDate>Mon, 20 Oct 2008 05:52:31 +0200</pubDate>
			<author>devnul@devnul.com (Lou)</author>
						<content:encoded>&lt;p&gt;(Petit message de la rédaction : Merci à ceux qui m'ont laissé des commentaires je répondrai sans doute demain :) ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nuit, je suis tombée sur un film qui commençait : &quot;Le pharmacien de garde&quot; c'est un film très peu connu. Très mystique, chamanique, druidique, envoutant. Je l'avais beaucoup aimé.&lt;br /&gt;
Guillaume Depardieu est mort et ça me touche. En ce moment on entends beaucoup de gens balancer des saloperies sur son compte, et d'autres parler de lui en bien comme un tas d'hypocrites... C'est toujours le même cinéma à la mort d'une personne connue de toute façon, mais moi ça me choque et me peine à chaque fois (enfin si la personne connue en question me plaisait bien en fait). Bref, j'avais envie de dire quelques phrases dans mon blog, en passant, en passante en fait, puisque je n'étais qu'une spectatrice, alors je ne vais rien dire de plus, si ce n'est que j'ai beaucoup aimé toutes ses performances d'acteurs. Merci pour le pharmacien de garde, c'est rare les films qui marquent comme ça.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les médias depuis 3-4 ans me gavent. On parle pendant 5-10 jours d'un truc à s'en faire pêter les neurones, invitant des experts de ceci et de celà, des contradicteurs, des images choc... Et après ces 10 jours, tout le monde se tait, parce qu'on a trouvé un truc encore mieux : un chien à trois tête... Bref... &lt;br /&gt;
Par exemple on nous fait tout un foin avec Natacha Kampusch et maintenant plus personne n'en parle, on ne sait pas ce qu'elle est devenue, où en est la procédure, ce qu'on en retire... Ou bien tout simplement... Obama... y a une une fièvre d'Obama pendant quelques temps, tous les jours on en parlait pendant des heures, et puis presque plus rien (oh oui encore quelques petits reportages par ci par là, mais ce n'est plus comme il y a trois semaines quoi...). Quand je regarde le journal télévisé j'ai l'impression d'aller à la fête foraine... Oh regarde là le marchand de barbe à papa, oh regarde les auto-tamponneuses, oh et là la grande roue, oh je veux faire la pêche aux canards... L'image choisie est un peu étrange, mais c'est ce que je ressens. Mais il faut savoir que quand je vais à la fête foraine, souvent je m'ennuie. Parce que je suis celle qui reste en bas des attractions pour tenir les vestes et les appareils photo de tout le monde. Quand j'y vais, c'est juste pour la barbe à papa, ou le nougat et peut être une attraction à la con qu'on appelle : La pieuvre (c'est des bras de pieuvre qui tournent et on est assis dans les tentacules, bref c'est con mais j'aime bien). Hm... C'est nul la fête foraine. C'est comme le cirque : oooooh un éléphant, ooooh une femme contorsionniste, oooooh les trapézistes sans filet... Le journal télévisé c'est pareil et ça m'énerve, je le regarde mais ça m'énerve parce que je voudrais qu'il soit conçu autrement. Celui de Arte est pas mal quand même et euronews ça va. Le pire c'est celui de TF1. Celui de RTL est bof aussi... en fait RTL c'est TF1 à la belge mais en pourri, en kitch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non non je ne me sens pas seule, mais non je ne meurt pas d'ennui, mais oui ça va, bah je fais ce que j'ai envie de faire, rien de neuf non, ... oui oui ça me fait toujours autant ch... ces questions.&lt;br /&gt;
Je suis très bien là où je suis et je ne m'ennuie pas, je n'ai pas besoin de m'occuper parce que je le suis déjà pas mal, de toute façon je fais le maximum que je peux faire... Je suis tout le temps fatiguée, usée, j'ai l'impression de vivre dans un corps qui a 70 ans avant l'heure, alors je fais ce que je peux avec ce que je veux et c'est déjà plus que suffisant. Faut m'aimer comme ça, un point c'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soleil d'hiver en fin de matinée, qui filtre à travers les fenêtres sales, et maintenant à travers les rideaux que j'ai installé l'autre jour... J'ai acheté de la ficelle, et j'ai trouvé une utilité à mon aiguille à tricoter (c'est un peu bof de n'en avoir qu'une)... Le soleil d'hiver... C'est bon de le sentir percer et d'être au chaud, de le regarder d'un oeil et de sentir la journée passer et de faire des trucs de l'hiver. Je me suis réconciliée avec cette saison, justement parce que je suis de plus en plus en accord avec moi-même (je sais tout le monde sort des phrases bidons comme ça, des phrases bateaux, pour qu'on nous foute la paix... une autre manière de dire : fout moi la paix tu vois bien que tout va bien, laisse moi tranquille avec tes questions idiotes, je ne suis pas déprimée)... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note à la con, tordue et décousue... ça ressemble à mes petits carnets. Sur chaque page un truc à la con, un truc que je dois me rapeller, un truc que j'écris parce que j'y pense, un truc que je recopie et que j'aime bien, un truc pratique du style : le numéro d'untel, la recette que j'ai bien aimée, le titre d'un bouquin que j'ai envie d'acheter, le nom d'un acteur que j'aime bien, le nombre de chaussettes solitaires paumées dans le néant distordu des lessives à répétition... La vie c'est un carnet à la con et ma tête c'est un carnet à la con, mon blog c'est un carnet à la con, et tout ça c'est vide parfois... il reste beaucoup de pages blanches, c'est pour les belles choses qu'on ne dira jamais, pour les moments de bonheur qu'on écrit pas, pour les gens qui devaient être là quelque part... Les pages blanches c'est tout ce qu'il y a de meilleur en moi, parce que je me pense perfectible à souhait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</content:encoded>
		</item>
			<item>
			<title>La haine de ma chair</title>
			<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/post/102</link>
			<guid isPermaLink="true">http://lejournaldelou.karmaos.com/post/102</guid>
			<description> Je hais ma chair, je ne la supporte plus, j'ai besoin de m'en détacher, de m'en débarasser... Et pourtant je ne suis que sang et chair, jusqu'à ce que je ne sois plus rien. 
 Je la sens en moi, faible, dormante, emplissant tout l'espace et ce...</description>
			<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 06:20:01 +0200</pubDate>
			<author>devnul@devnul.com (Lou)</author>
						<content:encoded>&lt;p&gt;Je hais ma chair, je ne la supporte plus, j'ai besoin de m'en détacher, de m'en débarasser... Et pourtant je ne suis que sang et chair, jusqu'à ce que je ne sois plus rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je la sens en moi, faible, dormante, emplissant tout l'espace et ce sang qui bat dans mes veines, ce sang qui se bat contre moi. Je suis l'ennemie de ma chair et de mon sang, une sorte de microbe ambulant, refusant tous réflexes de survie, se laissant dévaster par tout ce qui m'arrive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fond, je suis un arbre, emplie de sève, dormante l'hiver et pleine de secrets l'été, immobile pourtant et se laissant étouffer par le lierre, manger par les champignons, grignoter par les insectes, salie par les oiseaux, et pourtant je reste immobile, c'est la condition d'un arbre qui est la mienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Percutée par les extrèmes et ravagée par mes propres blessures, je continue d'avancer, de progresser dans cet apparent immobilisme qui me caractérise. Je ne vis que par ma propre destruction, parce que c'est tout ou rien et que si je veux être honnête avec celle que je suis, il me faut me détruire pour que je puisse me supporter enfin...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orbes oniriques absolus.. j'ai déjà contemplé la mort de mon propre corps, j'ai déjà vu ce cadavre de l'extérieur, et je me suis observée, soulagée qu'il soit possible de détruire la chair qui me constitue, effrayée de penser que ça pourrait être utile. La vision n'était pas effrayante, mais sa pensée l'était très largement. Mais quand ensuite mes yeux tristement vivants se sont ouverts, je n'ai plus ressenti que cette sorte de dégout qui me suit depuis pour la chair et le sang dont je suis faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne connais ce qui me constitue que par la douleur de sa destruction. Pourissements, craquements, maux insupportables et contemplation journalière d'une décrépitude en marche... ce corps existe, qui l'aurait cru si plein de vie alors que justement je le malmène par mon laisser-aller ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un monde où la santé est glorifiée, où les sportifs sont des rois, je suis en total décalage. Et pourtant, il y a autant de mérite à courir un 100 mètres en moins de 10 secondes qu'à se laisser pourrir de l'intérieur petit à petit, autrement dit, le corps ne vaux rien et la survie ne sert à rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je suis un être de destruction, c'est parce que c'est la seule façon que j'ai trouvé pour me sentir vivante. Une personne avec qui je parlais de ça m'a fait comprendre cette chose, et je la pense très vraie d'ailleurs, surtout à cette heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'agonie comme la jouissance... La mort comme sommeil... Le corps détruit au fil des ans... Mais au moins il aura servi et quand on le mettra en terre, c'est parce qu'il sera abimé, sali et dévoré par la vie que j'ai mené en m'efforçant de me brûler à petit(s) feu(x).&lt;/p&gt;</content:encoded>
		</item>
			<item>
			<title>La note ennuyeuse</title>
			<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/post/101</link>
			<guid isPermaLink="true">http://lejournaldelou.karmaos.com/post/101</guid>
			<description> C'est marrant comme ma façon de blogguer a changé, je ne parle plus que de moi, et quand je le fais c'est rarement des choses que je vis dans le présent. 
(Belle introduction pour un déballage personnel ^^). 
 En ce moment tout est un peu...</description>
			<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 16:53:46 +0200</pubDate>
			<author>devnul@devnul.com (Lou)</author>
						<content:encoded>&lt;p&gt;C'est marrant comme ma façon de blogguer a changé, je ne parle plus que de moi, et quand je le fais c'est rarement des choses que je vis dans le présent.&lt;br /&gt;
(Belle introduction pour un déballage personnel ^^).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce moment tout est un peu en train de changer, ça avait tendance à stagner et maintenant &quot;ma vie&quot; respire un peu, je fais des choix, je prends mes problèmes à bras le corps et j'essaye d'être vivante dans ce que je fais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, je suis très bordélique, le ménage ce n'est carrément pas mon truc, pourtant je le fais mais souvent mal je crois. Mon geek a commandé les bouquins &quot;c'est du propre&quot; chez Belgique Loisirs (pour recevoir un Wok ^^). J'étais un peu sceptique mais en les lisant ça m'a donné des petits trucs pour m'organiser. Par exemple j'ai rassemblé tous mes produits ménagers dans un box, ou bien on a une armoire à pharmacie aussi. Ou bien nettoyer super facilement un micro-onde. Ces bouquins sont assez motivants en plus. Par exemple il y a des mini tests pour évaluer le désordre d'une pièce. Par exemple pour la salle de bain on demane de se mettre dans l'encadrement de la porte et de répondre aux questions du style : &quot;les serviettes mouillées trainent par terre&quot;, &quot;il y a des flacons vides un peu partout&quot; &quot;le miroir est plein de traces de dentifrice&quot;, ça permet de cibler les soucis. Mon principal souci en général c'est que j'ai du mal à jeter les choses, je me dis que ça peut encore servir ou que c'est bien là où ça est, parfois c'est vrai ça ressert, mais la plupart du temps ça encombre ^^.&lt;br /&gt;
Et puis ça m'a motivée pour ranger des coins de l'appart qui étaient tout le temps en bordel, comme le hall d'entrée par exemple, de vieilles pubs tombées derrière la comode, le porte manteaux croulant sous les vêtements, des bouteilles en verre à porter à la bulle, des boites en carton vide... Bref le grand ménage :) et quand c'est fait on se sent mieux je trouve (surtout que le hall d'entrée c'est important, quand on rentre si le hall est en ordre on se sent mieux ^^).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Geek et moi on va faire un bébé. En fait pas tout de suite, je dois d'abord aller retirer mon implant contraceptif (ça fait deux ans que je dois le retirer ^^ lol) et aussi aller chez le dentiste (pas envie d'avoir de rage de dent quand je serai enceinte). Je me sens plus que prête à avoir un enfant. Le souci c'est Geek qui s'inquiète de ne pas savoir comment être un père, alors il trouve tout un tas de prétextes. Après moultes discussions, c'est décidé, on va se lancer dans très peu de temps, arrêter de fumer, faire des prises de sang, tout ça quoi. Mais en même temps je me sens coupable de vouloir faire un enfant, et lui aussi, les conditions actuelles voudraient qu'on n'en ai pas du tout... mais d'un autre côté je ne veux pas me sacrifier alors que d'autres ont 14 enfants sur terre (c'est très égoîste de ma part, je sais).&lt;br /&gt;
C'est marrant mais autour de nous, tout le monde nous pousse aussi :) surtout quand on dit qu'on en a envie tous les deux, mais on ne les écoute pas vraiment, on fait comme on le sent. Tout le monde sauf ma mère ^^ elle elle freine au contraire, c'est bizarre d'ailleurs :) hein mman ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai enfin terminé Stargate SG-1, je suis passée à Atlantis. J'ai été très déçue par la dernière saison de Stargate... vraiment ennuyeuse...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pffffff même moi je m'ennuie à raconter ma vie ^^ ne parlons même pas de lire cette note... en plus je ne vois pas trop quoi raconter. Conclusion : non ce n'est plus la peine, pas besoin de se forcer à raconter sa vie si ça ne vient pas, de toute façon ce n'est pas quelque chose d'indispensable quand on fait un blog, on peut parler de tout, de ce dont on a envie de parler, et on ne doit pas se forcer... hm..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sinon... je rêve de n'avoir plus de dents. Quel pied ça serait ^^.&lt;/p&gt;</content:encoded>
		</item>
			<item>
			<title>Douleur, compagne de chaque jour</title>
			<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/post/100</link>
			<guid isPermaLink="true">http://lejournaldelou.karmaos.com/post/100</guid>
			<description> Aujourd'hui j'avais envie de parler un peu d'autre chose, mais qui me tient beaucoup à coeur (à corps en fait) : la douleur, son acceptation, notre tolérance, les seuils, les moyens de la combattre, etc etc 
 La douleur, je la connais très...</description>
			<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 06:15:20 +0200</pubDate>
			<author>devnul@devnul.com (Lou)</author>
						<content:encoded>&lt;p&gt;Aujourd'hui j'avais envie de parler un peu d'autre chose, mais qui me tient beaucoup à coeur (à corps en fait) : la douleur, son acceptation, notre tolérance, les seuils, les moyens de la combattre, etc etc&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La douleur, je la connais très bien. Je suis stomatophobe (c'est à dire que j'ai tellement la trouille des dentistes que je préfère crever de mal pendant 6 mois jusqu'à ce que mon nerfs se désagrège... je rapelle qu'une phobie est une peur irraisonnée, on a beau savoir que ce n'est pas raisonnable, pourtant elle est plus difficile à vaincre qu'une peur simple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjà toute gamine, je cachais mes maux de dents pour éviter qu'on ne me conduise chez un dentiste et mes parents n'ayant jamais été très friands des soins dentaires (si si y a des gens qui aiment ça, j'en connais), la politique à la maison c'était : tant qu'on a pas mal, pas besoin d'aller chez le dentiste (sauf si le dentiste disait : faudra revenir pour cette autre dent là (argh)).&lt;br /&gt;
Je me souviens de nuits prostrées dans différentes positions bizarres à avoir très très mal, priant dieux et sortilège de faire mourir le nerf de ma dent douloureuse. De plus à l'époque j'avais une autre peur irraisonée... j'avais peur d'avaler des médicaments... Alors... je n'en prenais pas.&lt;br /&gt;
J'allais à l'école complètement malade de douleur, à en devenir presque folle, ou parfois j'arrivais à inventer des douleurs autres du style maux de tête etc qui me permettaient de rester à la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, vers 13 ans, j'ai vaincu ma peur des médicaments, grâce au soutien de mon petit frère en fait. Il m'a montré comment faire et on s'est entrainé avec des petits bonbons, quand j'ai vu que ce n'était pas si difficile que ça, ça a changé ma vie complètement (ben oui j'avais toujours mal aux dents, cette douleur est une compagne de chaque instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai commencé à prendre des Nurofen, c'est ce qu'il y avait dans la pharmacie à la maison (pour les français chez qui le Nurofen n'existe pas, c'est un médoc à l'ibuprofen assez efficace). Le souci c'est que la boite était vite achevée, et pas question de dire à ma mère d'en racheter sinon ça aurait été avouer que j'avais mal aux dents. Alors je lui disait : tiens tu n'as plus de Nurofen, tu devrais en racheter au cas où tu aurai mal à la tête. Enfin j'usais de stratagèmes quoi.&lt;br /&gt;
Mais ça ne marchait pas toujours, alors un jour j'ai fini par craquer, tellement j'avais mal, j'ai rassemblé mon argent de poche et je suis allée à vélo à la pharmacie du village. Et la pharmacienne m'a vendu des Nurofen (en y repensant je trouve ça dingue qu'on vende des médoc à une gamine de 13 ans mais bon moi ça m'arrangeait).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'était donc plus supportable d'attendre que mes nerfs meurent sous la carrie grâce à ces médicaments. Le souci c'est que pendant les période d'acalmie, j'ai continué à en prendre tous les jours, par peur d'avoir mal. En fait ça arrive petit à petit. Au début on en prends quand on a vraiment mal, ensuite on en prends parce qu'on sait que son effet va s'achever et qu'on va avoir mal, et enfin la dernière étape c'est d'en prendre parce qu'on croit qu'il soit possible qu'on ait mal... Et là on est piégés. Heureusement l'accoutumance n'est pas très grande, et grâce à une longue acalmie de quelques mois, j'ai réussi à arrêter toute seule (Mais bon heureusement que j'ai un estomac bien solide ^^).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après, j'ai eu peur de retomber dans ce piège, et j'évitais les Nurofen, n'en prenant que lorsque le nerf commencait à être attaqué (là c'est la névralgie, la douleur qui rends fou et qui donne envie de se tuer pour qu'elle se calme, il ne faut pas rester comme ça, c'est insupportable).&lt;br /&gt;
Ensuite, j'ai tenté d'apprendre à me passer complètement d'antidouleurs, à résister comme avant à ces douleurs. J'arrive à résister à tous les maux, mais pas aux maux de dents. Même les maux de tête je les gère, même très intenses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait je dois vous expliquer ce que ça fait que de sentir son nerf se faire dévorer par des milliers de bactéries. D'abord on a une dent sensible, et un petit trou commence à se former, là on est sensible aux chauds et froids, et on essaye de ne pas mâcher de ce côté là. Et finalement, au bout de quelques mois, le nerf est à vif, et si vous avez le malheur de faire une succion ou une aspiration de salive, ou de manger de la glace, vous allez savoir ce que c'est qu'un nerf à vif. Mais ce n'est pas encore le pire, parce que quand quelque chose touche votre nerf, la douleur est certes forte mais s'appaise très vite, c'est un peu comme si vous vous piquiez avec une aiguille d'un coup, la douleur s'estompe rapidement et ne s'installe pas.&lt;br /&gt;
Mais quand le nerf commence par être attaqué, là c'est la douleur intense, la douleur qui rends fou. Vous pouvez prendre 5 Ibuprofen à 400 mg, la douleur sera encore là, ensuite vient la névralgie. Toute votre face est comme douloureuse, gonflée, endormie (enfin pas toute votre face, juste le côté où se trouve la dent), vos ganglions de ce côté sont gonflés, votre nuque est raide, votre tête et vos sinus s'enflamment. Pour essayer de vous imaginer, il vous est surement arrivé chez le dentiste qu'il touche malencontreusement le nerf avec son outil pointu, vous ressentez une vive douleur qui vous arrache des larmes, et bien quand le nerf est attaqué, c'est comme si le dentiste vous faisait ça, mais pendant des heures interminables.&lt;br /&gt;
Fort heureusement, un nerf ne résiste pas bien longtemps et fini par crever assez vite (c'est un peu logique, une dent par exemple c'est méga solide, et pourtant ces bactéries arrivent à faire un trou en peu de temps dedans, alors imaginez un filament caoutchouteux... du gâteau pour elles ^^). &lt;br /&gt;
Ce qu'on ressent quand le nerf est mort, on le sent directement, c'est un peu comme si le paradis vous tombait dessus d'un coup et que la vie devenait si belle que vous en êtes éblouis, pleurant presque de joie... En fait voici ce qu'on ressent. Tout le long pendant des heures on a très très très très mal, on pense à se tuer tant ça fait mal. Puis, la fatigue vous gagne, parce qu'avoir mal c'est usant, alors vous finissez par vous détendre un peu, vous arrêtez de trembler, vous vous posez un peu, la douleur a gagné, vous êtes HS, KO... Et là, oh magie... Une énorme douleur aigue survient pendant une seconde, mais cette douleur fait du bien en fait, et l'instant d'après, vous n'avez plus mal du tout. Bien sûr votre face est toujours ankylosée, et les nerfs périphériques qui ont été stimulés malgré eux (névralgie) vous font quelques petites piques encore, mais la douleur qui rends fou s'en est allée. Et vous savez alors qu'à présent vous en avez fini avec cette atroce douleur pour cette dent là, plus qu'à attendre la prochaine carrie. (Bien sûr après vous pouvez avoir un abcès, mais c'est moins douloureux, et ça se fini assez vite avec des antibio, après la dent est morte et elle tombe en morceaux et vous êtes tranquilles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref la douleur ça me connait. J'avais envie de parler de ça parce que je viens de subir ce que je viens de vous décrire. En fait depuis le mois de juin de cette année j'ai commencé à avoir mal à une dent, nous sommes en octobre, ça fait 5 mois de douleurs qui viennent de s'envoler, et je ressens ça comme une bénédiction. Tous les matins j'avais très mal, une fois debout la douleur s'estompait un peu, parfois pas alors je prenais un médicament, le même rituel chaque jour, avec des jours plus calmes que d'autres, mais sans passer un seul jour de calme sans douleur aucune. Mais je supporte bien la douleur chronique, c'est ma compagne et elle ne m'handicape pas, j'ai appris à vivre avec elle, sauf avec la douleur du nerf à vif... celle là je ne suis jamais parvenue à la combattre pourtant j'ai mes trucs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Quand la dent est située sur la machoire inférieure, il faut se pencher en avant et s'entourer de ses bras, se replier sur soi même et se concentrer sur sa respiration. Si on accompagne d'un mouvement de balancement et de la syllabe : Ommmmmmm, ça calme vachement.&lt;br /&gt;
- Si la dent est située sur la machoire supérieure, ça va être plus difficile, mais au moins il y a moins de risques d'abcès qu'en bas (ce n'est pas forcément une bonne nouvelle, parce qu'au moins quand on a un abcès énorme on a vachement moins mal, la douleur est plus difuse). Il ne faut surtout pas se coucher, garder la tête bien droite, mouvement de balancement vers l'arrière très légèrement avec la respiration, en se bouchant la narine du côté douloureux.&lt;br /&gt;
- Marcher les dernières heures insuportables, en suivant toujours le même circuit, en se concentrant sur ce mouvemement (l'idéal c'est en grand cercle ou en signe infini (8 à l'envers).&lt;br /&gt;
- Surtout pas de froid, et pas de chaud non plus (donc non on n'appuie pas sur sa joue avec sa main, c'est pire que tout, les bactéries ça aime le chaud et le chaud conduit mieux la douleur je trouve).&lt;br /&gt;
- Essayer de se distraire jusqu'à ce que ça devienne insuportable, en écoutant la radio le son au minimum, la télé fait mal aux yeux mais on peut l'écouter sansl a regarder. Baisser la luminosité aussi.&lt;br /&gt;
- Pouvoir serrer la main de quelqu'un ou avoir un animal de compagnie contre soi aide beaucoup. En fait quand on a très mal on a besoin de s'accrocher, de serrer, de toucher. Par contre il ne faut pas que la personne vienne vous toucher d'elle même, car à certains moments vous avez besoin de vous couper du monde pour supporter la douleur. Le mieux c'est d'en parler à l'autre tant que vous le pouvez encore en lui expliquant quoi faire pour vous aider.&lt;br /&gt;
- Crier ou gémir peut aider aussi, il ne faut pas hésiter si le besoin s'en fait sentir, ça évite de serrer les dents pour se retenir d'ailleurs (à éviter bien sûr de serrer les dents quand on a mal).&lt;br /&gt;
- Supplier, prier pour ceux qui croient, avec le risque de se sentir abandonné.&lt;br /&gt;
- Faire en sorte que les anti douleurs soient gérés par une autre personne, quand vous êtes au bord de craquer et de devenir fous, vous êtes tentés de prendre plusieurs médocs d'un coup, mais ce n'est pas la solution, alors il vaux mieux que quelqu'un de raisonnable soit là pour vous les cacher en cas de besoin (quelqu'un qui accepte votre éventuelle agressivité ^^).&lt;br /&gt;
- Il faut surtout espérer et croire de toutes ces forces que ça ne va pas durer, parce que ça ne va pas durer, on ne peut avoir si mal trop longtemps, de toute façon si on a plus mal que ça, on tombe dans les vappes, c'est une défense du corps, alors au pire si on a peur d'avoir encore plus mal, on peut se rassurer, le corps est bien fichu et est plein de sécurités comme ça. Il faut vraiment espérer et y croire, même si c'est dur et qu'on a l'impression qu'on va mourir de douleur, le mieux encore une fois c'est d'avoir une personne qui puisse vous dire quand il sent que vous en avez besoin : courage, je suis avec toi, ça va s'arrêter bientôt, garde espoir. ça peut paraitre tout con, mais franchement c'est d'un grand secours.&lt;br /&gt;
- Si on est tout seul, il ne faut pas hésiter à se dire dans sa tête (parce que ça fait mal de parler) : ça va aller, courage, et à se rassurer soi même, c'est plus difficile mais pas impossible. Il parait que de prier ça aide pour ça... quitte à prier vos dents ou votre corps :) à lui dire : s'il te plait arrête ça, je n'en peux plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelque part je suis contente de connaître cette douleur intense, après coup. Parce que toutes les autres douleurs à côté me paraissent faibles. Les petits maux de genoux, les tendinites, les maux prémenstruels, les maux de tête, le mal de dos, même une bonne cistite ça passe tout seul ^^. Cette tolérance à la douleur j'en suis fière, c'est comme un apprentissage, un défi, et surtout ça aide à voir la vie comme elle est vraiment. Quand on est complètement dans une phase très douloureuse, on est obligé de se replier sur soi, et de se recentrer complètement, alors quand la douleur s'en va (parce que pour les maux de dents, ça s'en va, pour la fybro c'est une autre paire de manche par exemple) on se sent bien dans sa peau, on voit la vraie beauté des choses autour de soi et on en profite un max, parce que quand on avait mal on ne pouvait pas en profiter et ça nous manquait. Quand on a très mal par exemple on s'isole un peu, difficile dans ces cas là de parler de ses sentiments pour quelqu'un, et quand on a vraiment mal on se dit que quand on aura moins mal ou plus mal du tout, on mettra le paquet pour dire ce qu'on a sur le coeur, et c'est ce qui se passe vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, je veux à présent relever d'autres défis, et il va falloir que j'aille chez le dentiste. Je ne me vois pas enceinte avec une douleur pareille, c'est le risque de fausse couche assurée, par exemple. Surtout qu'enceinte... pas de médocs... ce serait comme de me retrouver gamine au fond de mon lit quand je n'arrivais pas à avaler de médicaments.&lt;br /&gt;
J'ai besoin d'être libre enfin de ces douleurs. Je ne regrette pas de les avoir eues, car avoir mal apporte plus que de se faire du bien, mais à présent je veux passer à autre chose et ne plus être son esclave permanente, avoir cette épée de Damoclès sur la tête aussi à chaque fois que je mangerai un gâteau au chocolat ou que je serrerais les dents de colère...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant je pense ne jamais oublier ce que c'est que d'avoir mal. Je suis toujours très attentive à la douleur des autres autour de moi et c'est une chose importante pour moi que de soulager autant que possible les gens autour de moi.&lt;br /&gt;
Même si vous n'avez pas connu de grosse grosse douleur (ou que vous avez un peu oublié ça) essayez d'être toujours là pour les gens qui ont mal autour de vous, quand on va mal c'est important d'être entourés, de ne pas se sentir seul au monde avec sa douleur. Je suis persuadée que des gens se suicident parce qu'ils ne supportent plus l'enfermement que leur impose la douleur, et surtout qu'ils ne supportent plus la douleur en elle même (car contrairement à ce qu'on pourrait penser, plus longtemps on a mal, moins on parvient à résister et on devient ultra sensible bien souvent). Il ne faut jamais sous estimer non plus une douleur, même si la personne ment et invente, parce que même si elle ment ça ne peut que lui faire du bien que vous soyez à ses côtés pour lui tenir la main. En fait c'est ça le véritable amour qu'on peut porter aux gens, c'est à ça qu'on reconnait les gens qui nous aiment, c'est ceux qui souffrent avec nous, et je peux vous garantir qu'on se souvient toujours des mains qu'on serrait quand on avait mal, quoi qu'il se passe dans nos relations après ça. On devient comme frères de douleur, et ça, ça n'arrive jamais avec le plaisir, c'est d'ailleurs étrange. D'ailleurs la preuve c'est que souvent on s'attache plus facilement aux gens qui ont souffert de la même chose que nous qu'à ceux dont les maux nous sont inconnus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et je voulais dire aussi, si vous lisez ceci et que vous avez mal en ce moment, sachez que je suis réellement de tout coeur avec vous, qui que vous soyez, où que vous ayez mal. J'ai envie de vous dire aussi : courage, garde espoir, parce que ça va aller mieux. Ne perds pas pied, la vie est belle justement parce que tu as mal maintenant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tout ça, il reste encore une question que je n'ai toujours pas résolu... Pourquoi c'est si désagréable d'avoir mal ? Après tout c'est une sensation, comme la sensation de chaud, de froid, de dur, de mou, de lumineux, de sombre... Pourquoi la douleur est elle aussi... N'y aurait il pas moyen de pouvoir ressentir la sensation de douleur au lieu de la douleur elle même ? J'ai essayé, mais je n'y suis pas parvenue. Sans doute qu'il faut encore beaucoup méditer et s'entrainer pour arriver à ne plus ressentir le désagréable d'une douleur mais le message qu'elle apporte... enfin peut être n'est ce pas possible ? En fait ça devrait... le monde serait différent, très différent de ce qu'on connait. On vit beaucoup dans la crainte de souffrir ainsi que celle de mourir (les deux souvent sont liées dans l'inconscient), si on parvenait à pouvoir couper une douleur un peu comme on coupe une alarme une fois que le message est reçu (c'est à dire si on se coupe, on a mal, on le sait pas besoin d'avoir mal pendant autant de temps ^^)... si on parvenait à faire ça, alors on n'aurait plus si peur de mourir, on aurait plus peur de se donner à fond, on serait sages et on pourrait totalement (ou presque) se couper des contraintes liées à notre matérialité... (Non non je ne suis pas rentrée dans une secte -_-).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que si on a tout le temps mal à en crever, on n'a plus peur d'avoir mal ?&lt;/p&gt;</content:encoded>
		</item>
			<item>
			<title>Conflit de générations, enfants du pétrole et de l'internet</title>
			<link>http://lejournaldelou.karmaos.com/post/99</link>
			<guid isPermaLink="true">http://lejournaldelou.karmaos.com/post/99</guid>
			<description> L'informatique fait peur aux plus de 35 ans... c'est un constat, une réalité et un slogan qui fait vendre des émission pourries dont le message est : les jeunes tous des cons, nous de notre temps... 
 Pourtant, y a les adultes explorateurs,...</description>
			<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 05:33:49 +0200</pubDate>
			<author>devnul@devnul.com (Lou)</author>
						<content:encoded>&lt;p&gt;L'informatique fait peur aux plus de 35 ans... c'est un constat, une réalité et un slogan qui fait vendre des émission pourries dont le message est : les jeunes tous des cons, nous de notre temps...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, y a les adultes explorateurs, qui passé 50 ans s'émerveillent autant que nous (sans parfois pourtant tout comprendre aussi vite) et donc ne critiquent pas sans essayer certaines pratiques qui n'existaient pas quand ils sont nés. Mais ils sont rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'informatique fait peur, internet fait peur, la technologie fait peur... Faire des émissions là dessus, des articles, des livres, des conférences, ça fait vendre...&lt;br /&gt;
La seule raison qui fait que ça marche du tonnerre, c'est que les vieux n'y comprennent rien et que donc c'est plus facile de voir ça d'un mauvais oeil que de s'y frotter... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, quand moi j'aurai 40 ans, ces émissions là on n'en verra plus, parce qu'on les aura trop gerbé quand on était jeunes et que dans notre biberon il y avait des puces et des circuits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr ils braquent leurs caméras sur les dérives, en oubliant de préciser que ce n'est qu'un échantillon, et pas n'importe quel échantillon, on nous montre les sites de suicide en ligne, les sites de pro-ana, pro-mia, les vieux pervers sur des sites pour enfants, les jeunes qui à force de jouer meurent, le langage sms, ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, internet éduque, internet conseille, internet rassemble, internet est notre dieu à tous, et comme nous l'alimentons, nous sommes tous des dieux en quête de gloire, d'attention, d'échanges et de savoirs divers et variés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr directement les profiteurs (qui étaient déjà vieux à ce moment là) en ont fait un grand supermarché, mettant de la pub partout, arnaquant à tour de bras et vendant tout et nawak... (Donc non contents de polluer notre réalité, ils polluent nos mondes virtuels...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On reproche aux jeunes de s'exhiber sur le net, on les moque aussi (ça a été mon cas il y a 5 ans, on m'a énormément critiquée). Mais franchement où est ce qu'on nous fait une petite place pour exister ailleurs que sur le net ? Y en a que pour les plus de 40 ans grognons... Où à part sur le net un gamin de 15 ans peut s'exprimer sans qu'on le prenne forcément de haut ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'émission télé classique sur les dangers d'internet ça se passe comme ça : &lt;br /&gt;
Bonsoir mesdames et messieurs (ça s'adresse donc uniquement aux plus de 40 ans) blablabla les dangers d'internet, pour nous en parler sur le plateau le professeur Schmurf psychologue clinicien à l'hôpital blablabla, Madame Brog, sociologue, Monsieur Nurf créateur du site blablabla, et notre super témoin caché de 14 ans : Pigeon.&lt;br /&gt;
Après ça la/le présentateur(trice) pose une question à la con : professeur Schmurf, pourquoi les jeunes sont ils accro à internet ?&lt;br /&gt;
Et le professeur de répondre : les jeunes sont en manque d'identité blablabla ils ont envie de se suicider blablabla ils s'enferment dans le virtuel blablabla danger blablabla meurtre blablabla tuerie&lt;br /&gt;
La présentatrice : merci professeur Schmurf et maintenant un reportageàlacon sur la vie de Pigeon, 14 ans qui passe sa vie sur un jeu en ligne.&lt;br /&gt;
Gros plan sur un écran d'ordinateur (avec les lignes qui défilent et tout hein parce que à la télé ils filment bien, c'est leur métier...) et petit discours repenti du jeune de 14 ans drogué à son jeu : je joue 24h par jour, je fais pipi dans une bouteille et je me prends pour un elfe de sang.&lt;br /&gt;
Petite intervention de la maman : mon chéri vient manger. Le jeune : non casse toi j'ai pas faim. La maman : oui mon chéri, tout ce que tu voudra mon poussin adoré, je viens te brancher ton baxter de soupe tout de suite en USB...&lt;br /&gt;
Retour sur le plateau et nouvelle question bête de la présentatrice: &lt;br /&gt;
Madame Brog, est ce que ce phénomène de drogués de jeux en ligne est un phénomène généralisé et est ce qu'il y a un profil type de jeune drogué de jeux en ligne ?&lt;br /&gt;
Et bien ne nous alarmons pas, avant toute chose il faut préciser que blablablablalba bienfaits, blablablabla dérives blablabla la faute des parents; blablablabla suceptibles de prendre un fusil et de tuer leur professeur blablabla dangereux blablabla&lt;br /&gt;
Merci Madame Brog. A présent regardons ce reportage signé blablabla pour blablabla production.&lt;br /&gt;
Nouveau gros plan sur un écran (encore mal filmé bien sûr) petit bruit de vieux modem qui date (vous savez avec la tonalité et tout) et petits bruits de clic de souris. Voix off : voici le nouveau phénomène sur internet : les sites de rencontres pour jeunes. Ils mettent des photos d'eux, ils chattent et se montrent tout nus et ils aiment ça.&lt;br /&gt;
Retour sur le plateau. Question con de la présentatrice : Monsieur Nurf, pourquoi avez vous créé un site internet aussi mauvais pour nos adolescents ?&lt;br /&gt;
Monsieur Nurf : et bien pour commencer je voudrais revenir sur ce qu'a dit Madame Brog tout à l'heure. La présentatrice lui coupe la parole et dit : attendez votre tour Monsieur Nurf, laissez la parole à notre psychologue clinicien s'il vous plait...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin bref, ça se passe toujours comme ça. Les vidéos c'est mal, les jeux de rôle c'est mal, les BD c'est mal, les films c'est mal, la musique c'est mal, internet c'est mal, les jeux vidéos c'est mal, le virtuel c'est mal, le cul c'est mal, les jeunes c'est mal...&lt;br /&gt;
Et quand on regarde ça, on se demande quand ces gens là sont devenus complètement cons et fermés, et s'ils ont toujours été comme ça... Ils veulent nous protéger de dangers qui n'existent pas ou peu, enfin c'est ce qu'ils disent, mais c'est pour contrôler ce qu'on fait, sauf qu'ils ne s'y connaissent tellement pas qu'ils ne contrôlent rien en général... Parce qu'au fond ils ne s'interessent jamais à ce que fait vraiment leur gosse, à ce qu'il est, ce qu'il veux, ce qu'il projette de faire... Non tout ça, ils s'en fichent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et j'ai entendu quelque chose qui m'a mise hors de moi : ah c'est ça la jeunesse d'aujourd'hui ! Et ben c'est pas eux qui vont nous sortir de la crise, vous pouvez me croire...&lt;br /&gt;
Alors donc c'est à nous de la résoudre votre putain de crise ? Cette même crise que vous avez créée monsieur ?&lt;br /&gt;
Non seulement en disant ça le type prends tous les jeunes pour des cons, mais en plus il nous prends pour des mules destinées à trimer pour lui...&lt;br /&gt;
La solution ? Faire bosser les vieux pendant que nous on est à la retraite ^^ allez les croulants, riez maintenant ^^. (C'est vrai quoi, la retraite c'est mieux quand on est jeune et qu'on sait encore ce que c'est que de se marrer... qu'on est pas formatés pour jouer au Bingo et aller à l'hôtel de la plage en hiver pour jouer au Ping Pong à Houdesiploux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oh oui bien sûr ca va me passer tout ça, d'ici quelques temps ça sera moi la vieille, d'ailleurs c'est déjà peut être moi...&lt;br /&gt;
Qu'on dise ce qu'on veux... c'est nous l'avenir, c'est nous votre pension, c'est nous vos petits enfants, c'est nous qu'on payera, c'est nous qu'on vous donnera la becquée, c'est nous qu'on fera votre purée, c'est nous qu'on aura pas de retraite dorée, c'est nous qu'on crèvera avant l'âge, c'est nous qu'on fera tout pêter, ... ce sera peut être nous les derniers humains sur terre... Mais c'est pas nous les bombes atomiques, le pétrole bon marché, le plastique, la mondialisation, les chips, l'huile de palme, le sida, le gsm, l'internet, le porno, la guerre, Georges Bush, Sarkozy (ah si ça aurait pu être moi je suis majeure, mais bon ^^), l'inexistence des recettes de grand mère, le tout à l'égout, la pollution, la guerre du golfe, le LSD, la merde en boite, le micro onde, le kérosène, les voyages organisés, le fric, l'empoisonnement, Tchernobyl, ... Non c'est pas nous... (Mais on fera pire... malheureusement parce que c'est ça qu'on nous a appris).&lt;/p&gt;</content:encoded>
		</item>
	
</channel>
</rss>