Lorsqu'on veux se montrer charitable, lorsqu'on veux réellement aider son prochain, je crois qu'on ne se rends pas toujours compte que ce n'est en fait pas les autres qui ont besoin de nous, mais nous d'eux. Ce sont les personnes qu'on aide qui nous changent, et nous transforment à jamais, j'en ai toujours été persuadée, mais je ne comprends pas que tout le monde ne le sache pas, c'est tellement évident pourtant.
Je suis toujours étonnée par ce que peux m'apporter une personne inconnue, qui de premier abord semble avoir plus besoin d'aide que moi. Bien que je n'en ai pas rencontré tant que ça bien sûr, sans doute parce que ce genre de rencontres sont rares et précieuses, la plupart du temps il faut bien le dire on se sent entourés de gris et de demi-mesures.

Tout ça me semble tellement idiot et évident que je me sens complètement idiote de les écrire maintenant.

Mais ce que je trouve encore plus idiot, ce sont ces barrières qu'on met pour nous protéger du bien que les autres nous font, ces larmes d'émotion qu'on retient, ces rires qu'on fait taire, ces envies qu'on réprime par peur du regard des autres. J'aimerai apprendre à devenir un petit animal qui se laisserai apprivoiser, comme un chat ou un chien tout en gardant son intégrité d'animal un peu sauvage qui ne se laisse pas apprivoiser n'importe comment. Je crois que c'est une très bonne leçon à apprendre, mais c'est si difficile... Cependant je pense que c'est moins difficile pour moi qui suit toujours tant aux prises avec mes sentiments, mes émotions et mes hormones, ressentir les choses trop fort ça empêche de les réprimer au fond de soi, je pensais que c'est un handicap, maintenant j'ai plutôt l'impression que c'est une force. La faiblesse n'est pas celle qu'on croit.

Je veux me laisser toucher, je veux pleurer pendant des heures après avoir vu un ballon rouge se faire dégommer par une bande de méchants gamins, je veux avoir les larmes aux yeux à chaque fois que je regarde tendrement une chose ou un être que j'aime, je ne dois plus me retenir de peur de déranger. Il faut laisser vivre ce qui nous vient de tout au fond de nous, c'est la seule manière d'être vivant.

Je veux être l'Ang aïa de quelqu'un d'autre, et trouver le mien.

PS : Mais non rassurez vous je ne reviens pas d'une réunion d'une obscure secte ^^.